
Habitant à Raedersheim, ce n’est pas la maternité de Thann qui géographiquement parlant est la plus proche de nous… pourtant c’est là, dans cette petite unité que j’ai choisi d’accoucher de mes deux loulous… Il s’agit là d’un véritable choix… En effet cette unité pratique un peu plus de 500 accouchements par an (une pécadille par rapport aux gros établissements de Colmar ou Mulhouse) et est donc considérée comme une « petite » maternité.
Pourtant même si elle n’est classée qu’en niveau 1 (il n’y a ni service de néonat ou de réanimation pédiatrique…), accoucher à Thann (lorsque sa grossesse ne présente aucun risque particulier) c’est choisir un accouchement humain dans une ambiance « familiale » idéale pour accueillir un petit bout tout en douceur et en humanité. J’ai choisi de mettre mes enfants au monde là-bas pour plusieurs raisons :
1- L’ACCOMPAGNEMENT : pendant la grossesse, en cas de petits bobos, de grosses interrogations, l’équipe médicale est toujours là à l’écoute. Pendant l’accouchement on a la possibilité d’exprimer ses souhaits… Après l’accouchement, la Maman et le bébé ne sont pas juste des « numéros de chambre »… A noter pour Leo il y a 5 ans que c’est grâce à toute l’équipe que j’ai réussi après moult difficultés à allaiter le boubi!
Pour Tim j’avais une idée très précise de la façon dont je voulais vivre l’instant et sans la formuler par écrit comme c’est le cas avec certains projets de naissance, la sage-femme a été très à l’écoute et m’a accompagnée plutôt que dirigée.
Depuis cette année, des sage-femmes ont été formée à l’acupuncture… et il y a toujours les cours de préparation à l’accouchement, des cours de puériculture, des rencontres mamans-bébés sans oublier les séances de massage bébé!
2 – UNE DEMARCHE CITOYENNE : je suis contre le fait de créer des hôpitaux géants et pour le service public de proximité. Accoucher à Thann c’est aussi contribuer à la survie de ces lieux de santé à taille humaine qui sont de plus en plus menacés.
3 – UNE VOLONTE DE MONTRER QUE LA GROSSESSE N’EST PAS UNE MALADIE : en occultant volontairement le fait que si quelquechose se passe mal à Thann, le bébé est automatiquement transféré ailleurs, j’ai poursuivi ma démarche de « dédramatisation » de la grossesse. Non être enceinte n’est pas une maladie, ni un handicap… et ne nécessite pas que l’on se prépare au pire.
Je finis mon tableau idyllique sur un bémol, les locaux…Petits, dont Valérie Damidot devrait peut-être refaire la déco (quoique…ce n’est pas forcément un bon plan que cela soit elle…) et l’impossibilité en cas de rush, d’avoir une chambre individuelle!
Pour terminer mon conseil : les bébés c’est mignon, faites en plein mais… à l’hôpital de Thann!